«Un des pires moments de l'histoire de la présidence», selon McCain

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« Le président Trump a raté une occasion de tenir la Russie clairement responsable pour son ingérence dans les élections de 2016 et de lancer un avertissement ferme au sujet des prochains scrutins », a regretté le sénateur Lindsey Graham sur Twitter peu après la conférence de presse commune des dirigeants américain et russe à Helsinki.

« Cette réponse du président Trump sera considérée par la Russie comme un signe de faiblesse », a ajouté cet élu souvent en phase avec le milliardaire républicain.

Le chef de file des républicains au Congrès américain, Paul Ryan, a appelé Donald Trump à « réaliser que la Russie n'est pas notre alliée ».

« Il n'y a pas moralement d'équivalence entre les États-Unis et la Russie qui demeure hostile à nos idéaux et à nos valeurs fondamentales », a déclaré le président de la Chambre des représentants dans un communiqué.

« Il n'y a pas de doute, la Russie a interféré dans notre élection et continue à tenter de fragiliser la démocratie ici et dans le monde », a estimé M. Ryan.

Et l'élu du Wisconsin estime que « les États-Unis doivent être concentrés pour tenir la Russie responsable et mettre un terme à ses attaques infâmes contre la démocratie ».

Pour le sénateur Bob Corker, Vladimir Poutine est sorti « largement gagnant » de cette entrevue avec le président américain. « Il doit probablement être en train de déguster du caviar en ce moment », a asséné le républicain, régulièrement critique de M. Trump.

La conférence de presse commune de Donald Trump et Vladimir Poutine a été « un des pires moments de l'histoire de la présidence américaine », a déclaré pour sa part le sénateur républicain John McCain.

Selon cette figure respectée de la politique américaine, il s'agit « d'une des performances les plus honteuses d'un président américain ». « Il est clair que le sommet d'Helsinki était une erreur tragique », a ajouté dans un communiqué le sénateur de 81 ans, qui continue d'intervenir sur les grandes questions bien que, atteint d'un cancer du cerveau, il se soit retiré depuis plusieurs mois dans l'Arizona.

Un autre sénateur républicain plus régulièrement critique à l'égard de Donald Trump, Jeff Flake, a estimé que ses propos étaient « une honte ». « Je n'aurais jamais pensé voir un jour notre président américain se tenir à côté du président russe et mettre en cause les États-Unis pour l'agression russe », a-t-il gazouillé.

De nombreux élus démocrates ont aussi condamné les prises de positions du président des États-Unis.

« Donald Trump avait l'occasion de tenir tête à Poutine. Aujourd'hui, moins de 72 heures après l'inculpation de 12 nouveaux responsables russes par le ministère de la Justice pour l'attaque contre les élections de 2016, il accuse... les deux pays », a ainsi regretté la chef de l'opposition démocrate à la Chambre des représentants, Nancy Pelosi.

« Donald Trump continue de vendre les États-Unis à Poutine et à la Russie » ; « échouer à défendre les États-Unis est à la limite de la trahison », a renchéri le représentant Jimmy Gomez.

Le directeur du renseignement américain, Dan Coats, a défendu les évaluations « claires » de ses services sur une ingérence russe dans la présidentielle de 2016 et sur les « efforts en cours » de Moscou pour « saper » la démocratie américaine.

Plus tôt à Helsinki, le président américain Donald Trump avait refusé de condamner la Russie pour son ingérence dans l'élection qui l'a porté au pouvoir, semblant mettre sur le même plan les accusations des principales agences de renseignement américaines en ce sens et les dénégations de Vladimir Poutine.

Le chef de l'opposition démocrate au Sénat américain, Chuck Schumer, a accusé Donald Trump d'avoir tenu des propos « irréfléchis, dangereux et faibles » face à son homologue russe.

« La Maison-Blanche est maintenant confrontée à une seule, sinistre question : qu'est-ce qui peut bien pousser Donald Trump à mettre les intérêts de la Russie au-dessus de ceux des États-Unis », a-t-il écrit sur Twitter après la conférence de presse commune des deux dirigeants à Helsinki.

L'ancien patron de la CIA John Brennan, en poste de 2013 à 2017, a estimé que la « performance » de Donald Trump à Helsinki n'était « rien de moins qu'un acte de trahison ». « Non seulement les propos de Trump étaient imbéciles, mais il est totalement dans les mains de Poutine », a-t-il gazouillé, avant de demander : « Patriotes républicains, où êtes-vous ? »


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