Tout-petits. « Saisir toutes les occasions de bouger ! »

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par Nouvel Ordre Mondial 20 Vues comments

Selon Patricia Dargent-Molina, « il faut stimuler les tout-petits, car les habitudes de sédentarité s’installent très tôt ».
Selon Patricia Dargent-Molina, « il faut stimuler les tout-petits, car les habitudes de sédentarité s’installent très tôt ». (Photo DR)

Que nous révèle votre étude ?

On a souvent l’impression que les enfants de deux ans sont très actifs. Comme le montrent nos indicateurs, ce n’est pas forcément le cas. Il ne s’agit pas de culpabiliser les parents, en particulier les mamans. Mais il est important de leur rappeler qu’il faut stimuler les tout-petits, car les habitudes de sédentarité s’installent très tôt et cela peut jouer sur le développement de l’enfant.


La situation se dégrade-t-elle ?

Notre étude ne permet pas de le dire. Mais si on regarde les résultats d’autres enquêtes, menées auprès d’enfants un peu plus grands, et répétées au cours du temps, il semblerait qu’il y ait une augmentation des comportements sédentaires et une diminution de l’activité physique. On sait aussi que l’offre d’appareils numériques augmente et cible des enfants de plus en plus jeunes.


Quels conseils donner aux parents ?

Je sais que ce n’est pas forcément évident quand on habite loin des parcs ou des commerces, mais l’idée, c’est de saisir toutes les occasions de bouger : jouer, se promener, marcher pour aller chercher le pain ou se rendre à la crèche… Et puis diminuer le temps passé devant les écrans ! Il est certain qu’un enfant qui n’est pas devant va forcément être un peu plus actif.


Et quand la météo n’est pas favorable ?

C’est bien de jouer dehors. Après, il faut tenir compte des contraintes, qu’elles soient météorologiques, financières ou d’emploi du temps. Encore une fois, le message à faire passer, c’est que les jeunes enfants ne sont pas forcément aussi actifs qu’on le pense, en particulier les petites filles, et qu’on peut les stimuler à travers des activités très simples !

(*) L’étude longitudinale française depuis l’enfance (Elfe), pilotée par l’Ined et l’Inserm observe le comportement de plus de 18 000 enfants nés en 2011.


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