Tarbes. Les chauffeurs Eurolines la laissent seule sur une aire

Faits divers France

by Nouvel Ordre Mondial 9 Views comments


Ce 7 novembre, une étudiante tarbaise a vécu un trajet difficile en prenant un car Eurolines pour faire le trajet Lyon-Tarbes. Les chauffeurs, qui ne voulaient pas la déposer à la gare de Tarbes, l'ont laissée sur une aire d'autoroute de Narbonne.

Katia, 18 ans, fait ses Ă©tudes de pharmacie Ă  Tarbes. La semaine derniĂšre, elle dĂ©cide de passer quelques jours chez son frĂšre, qui habite Ă  Lyon. À l'aller, elle choisit un covoiturage avec Blablacar pour le rejoindre. Mais au retour, aucun covoiturage n'est proposĂ© sur le site. «J'ai regardĂ© une semaine avant le retour, il n'y avait pas de covoiturage prĂ©vu le 7 novembre. J'ai cherchĂ© une solution sur un comparateur de prix et je suis tombĂ©e sur Eurolines, qui proposait un trajet direct Lyon-Tarbes pour seulement 29 ₏», explique Katia. Le jour du dĂ©part, Katia et son frĂšre se rendent Ă  l'agence Eurolines de Lyon pour rĂ©cupĂ©rer les billets, aux alentours de 17 heures. Son car portera le numĂ©ro 450.

Le chauffeur ne veut pas aller Ă  Tarbes

Le car 450 arrive devant la gare. «Le chauffeur a appelĂ© toutes les personnes qui devaient monter dans ce bus. Moi et trois-quatre autres personnes n'avons pas Ă©tĂ© appelĂ©es», raconte la jeune Ă©tudiante. Elle montre alors son billet au chauffeur qui fait l'appel, le numĂ©ro 450 qui correspond Ă  ce car. «Il ne comprenait pas trop ce que je disais, il Ă©tait portugais ou espagnol. Il a fini par me dire : ‘Non, moi pas Ă  Tarbes'.» Le frĂšre de Katia intervient et demande des explications directement Ă  l'agence. Un des deux chauffeurs qui assurent le trajet le rejoint. «L'agence a dit au chauffeur qu'ils avaient rajoutĂ© quatre arrĂȘts, dont un Ă  Tarbes, au dernier moment. Le chauffeur a vĂ©ritablement pĂ©tĂ© un cĂąble. Il a dit : ‘De toute façon, si je les prends, je les dĂ©poserai au bord de l'autoroute'.»

Déposée sur une aire de Narbonne

AprĂšs un temps d'hĂ©sitation, Katia monte dans le car. «On est finalement partis Ă  17 h 40. En montant dans le bus, j'ai redemandĂ© au chauffeur s'il me dĂ©posait Ă  Tarbes. Il m'a dit oui.» Une heure trente de route passe avant que le deuxiĂšme chauffeur ne vienne Ă  la rencontre de Katia. «Il me dit qu'Ă  Tarbes, ça ne sera finalement pas possible. Qu'il me dĂ©posera Ă  Toulouse. Le problĂšme, c'est qu'on arrivait Ă  2 heures du matin Ă  Toulouse, que je ne connais personne lĂ -bas, que les bus, les trains et les mĂ©tros sont fermĂ©s Ă  cette heure-ci. J'ai essayĂ© d'insister sur Tarbes, rien n'y a fait.» AprĂšs une discussion tendue en espagnol, selon Katia, le chauffeur lui dit qu'elle sera dĂ©posĂ©e Ă  Narbonne, sur une aire d'autoroute, «mais un autre car viendra vous chercher». «ArrivĂ©e Ă  cette aire, ils m'ont rapidement sortie du car. Ils se sont garĂ©s un peu plus loin sans vraiment jeter un coup d'Ɠil sur moi. L'autre car est arrivĂ© au bout de quinze minutes», raconte Katia. Les deux nouveaux chauffeurs ne comprennent toujours pas le français. Une personne traduit : «On vous dĂ©pose soit Ă  l'aire de covoiturage de SĂ©mĂ©ac, soit Ă  la gare». Katia a sa voiture Ă  la gare, elle doit aller lĂ -bas. Elle insiste et finalement, arrive Ă  5 heures du matin Ă  Tarbes, beaucoup plus tard que prĂ©vu. «Pendant tout ce temps, je n'avais plus beaucoup de batterie. J'avais mis mon portable en mode avion pour en garder un peu si jamais il arrivait quelque chose. Ma famille s'est beaucoup inquiĂ©tĂ©e. Je n'Ă©tais pas la seule en plus. Une fille qui devait aller Ă  BĂ©ziers a Ă©tĂ© dĂ©posĂ©e Ă  Narbonne avec moi. Je crois que sa tante a dĂ» venir la chercher.»

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