Strasbourg. Disparition inquiétante de Sophie : un suspect aux lourds antécédents écroué

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(Photo d’illustration)
(Photo d’illustration) (TELEGRAMME/FRANCOIS DESTOC)
Un homme de 58 ans aux lourds antécédents judiciaires a été mis en examen et écroué dans la nuit de lundi à mardi à Strasbourg, dix jours après la disparition d’une jeune femme de 20 ans à Schiltigheim, dans les faubourgs de la capitale alsacienne. Les chefs de mise en examen n’ont pas été précisés mais le parquet de Strasbourg avait ouvert la semaine dernière une information judiciaire pour « enlèvement et séquestration » après la disparition de Sophie Le Tan, jugée très rapidement « inquiétante » par les enquêteurs.L’étudiante, qui s’apprêtait à entrer en troisième année de licence en économie-gestion à l’Université de Strasbourg, a disparu le 7 septembre. Elle avait rendez-vous en début de matinée ce jour-là pour visiter un appartement à Schiltigheim mais n’a plus donné signe de vie depuis. Selon Les Dernières Nouvelles d’Alsace (DNA), trois autres jeunes femmes avaient répondu à la même annonce de visite dans les jours précédents. Mais elles s’étaient rendues au rendez-vous accompagnées d’hommes et n’avaient jamais vu arriver leur interlocuteur. Sophie Le Tan était venue seule.

Le suspect a été identifié grâce à des données téléphoniques, précise le journal. Le numéro de l’annonce correspondait à une ligne prépayée. Connu de la justice, il a notamment été condamné en 2001 par la cour d’assises du Doubs à 15 ans de réclusion pour le viol d’une auto-stoppeuse allemande en 1995 dans les Landes, et pour des viols sur sa maîtresse, en 1996. Une peine confirmée en février 2002 par la cour d’assises d’appel du Bas-Rhin.Dans l’affaire qui lui avait valu sa première condamnation en 2001, le quinquagénaire avait été interpellé en 1997 lors d’un contrôle de routine des douaniers. Dans son véhicule avaient été découverts un arsenal d’armes de poing, un fusil à pompe, des cagoules et des stupéfiants ainsi que des photos pornographiques. Les gendarmes avaient été intrigués par les poses endormies des jeunes femmes sur ces photos. L’une d’elles était son ex-maîtresse, qui avait alors déposé une plainte pour viols, avant de la retirer.Après cette interpellation, les enquêteurs avaient fait le lien entre cet homme et le viol non élucidé d’une auto-stoppeuse allemande de 22 ans le 22 août 1995 sur la RN10 à Laruscade (Landes). Avant sa condamnation aux assises, il avait tenté de s’enfuir du palais de justice de Besançon lors d’une audience de la cour d’appel qui examinait sa demande de mise en liberté, à l’été 2000, et avait été condamné pour cela à huit mois ferme. Enfin, il a été acquitté en 2001 par la cour d’assises du Bas-Rhin dans une autre affaire, la disparition d’une jeune femme de 23 ans, en 1987, dont le corps n’a jamais été retrouvé, rappelle le journal. Françoise Hohmann, était représentante de commerce. Le dernier client à qui elle avait rendu visite avant sa disparition, dans le quartier de Hautepierre, était cet homme.

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