Soupçons de financement libyen: Le Français Djouhri pointe dans un commissariat londonien

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L'homme d'affaires Franco-algérien Alexandre Djouhri quitte le 13 janvier 2016 le commissariat de Londres où il doit pointer quotidiennement après son arrestation dans l'enquête sur des soupçons de financement libyen de la campagne de l'ex-président Nicolas Sarkozy. — AFP

L'homme d'affaires français Alexandre Djouhri s'est présenté ce samedi dans un commissariat de Londres, où il doit pointer quotidiennement après son arrestation dans l'enquête sur des soupçons de financement libyen de la campagne de l'ex-président Nicolas Sarkozy.

Alexandre Djouhri est arrivé en voiture au poste de police de Notting Hill peu avant 11h, heure française, accompagné de son fils, un bonnet beige sur la tête et une barbe grisonnante naissante sur le visage. Il en est ressorti une dizaine de minutes plus tard, sans faire de commentaire, avant de monter dans un taxi.

Le Franco-algérien a été  arrêté dimanche à l'aéroport londonien d'Heathrow à la suite d'un mandat d'arrêt européen émis par la justice française, notamment pour «blanchiment d'argent», dans le cadre de l'enquête sur des soupçons de financement libyen de la campagne de l'ex-président français Nicolas Sarkozy en 2007.

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Il avait obtenu mercredi, devant le tribunal londonien de Westminster, sa remise liberté sous caution dans l'attente d'une audience d'extradition fixée au 17 avril. Après cinq nuits en détention, il a été effectivement libéré vendredi après avoir payé la somme d'un million de livres (1,13 million d'euros) qui lui était réclamée. L'obligation de présentation quotidienne au commissariat de Notting Hill est une autre des conditions mises à sa libération, avec celle de devoir résider dans l'appartement de sa fille à Londres et l'imposition d'un couvre-feu.

Résident suisse, Alexandre Djouhri, 58 ans, fait figure de personnage-clé de l'enquête ouverte à Paris depuis 2013 pour vérifier les accusations lancées deux ans plus tôt par l'ancien président libyen Mouammar Kadhafi et son fils Seif el-Islam, selon lesquelles Nicolas Sarkozy avait bénéficié de leurs fonds pour financer sa campagne électorale de 2007. L'ancien président a toujours rejeté ces accusations.

Jusqu'alors, l'intermédiaire s'est soustrait aux demandes de la justice et n'a ainsi pas répondu à la convocation des enquêteurs français en septembre 2016.


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