Service national. Macron: "une partie obligatoire de 3 à 6 mois"

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par Nouvel Ordre Mondial 34 Vues comments

Photo AFP / Hamilton de Oliveira
Photo AFP / Hamilton de Oliveira

Le service national universel, qui pourra avoir une partie "civique", "aura un coût mais je ne pense pas qu'il soit prohibitif. Il ne s'agit pas de recréer des casernements massifs", a déclaré mardi soir Emmanuel Macron lors d'une rencontre avec l'Association de la presse présidentielle.

"Je souhaite un service obligatoire, ouvert aux femmes et aux hommes" pouvant avoir "une ouverture sur la chose militaire" mais "dont la forme pourra être civique". Sa durée pourra être "autour du trimestre" mais pourra "être plus longue si l'on intègre un service civique" a déclaré le chef de l'Etat, évoquant "une partie obligatoire, entre 3 et 6 mois, ce n'est pas encore établi".

L'examen, ouvert à la presse, de ce rapport parlementaire d'information sur le service national universel, avec pour rapporteures les députées Marianne Dubois (LR) et Emilie Guerel (LREM), aura lieu mercredi à 11 h, lors d'une réunion de la commission présidée par Jean-Jacques Bridey (LREM).

Coût estimé : entre deux et trois milliards d'euros par an

Promesse de campagne d'Emmanuel Macron, l'instauration d'un service national universel obligatoire, nécessairement coûteux, a suscité la méfiance de l'armée et la perplexité du monde éducatif, ainsi que l'hostilité des syndicats étudiants. C'est notamment le caractère obligatoire de ce service national qui pose question, en raison de son coût (estimé entre deux et trois milliards d'euros par an) et des capacités réduites d'accueil des armées.

"Il sera universel, il concernera toute la classe d'âge et il sera obligatoire", avait indiqué un peu plus tôt ce mardi le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux sur Radio classique et Paris première, pour couper court au débat sur le sujet, y compris au sein du gouvernement où des positions divergentes ont été exprimées.

"Parcours citoyen en trois étapes"

Car le président Macron y tient: "beaucoup disent que c'est impossible à faire. Mais (...) cela forge plutôt en moi la conviction que c'est une nécessité de le faire", avait-il réaffirmé fin janvier, en annonçant la mise en place d'un groupe de travail chargé de plancher sur le sujet. "Pris entre l'enclume jupitérienne et la foudre des armées", selon le mot d'un de ses membres, la commission Défense de l'Assemblée semble suggérer une autre voie dans son rapport. 

Selon les informations de France Inter, le texte préconiserait un "parcours citoyen en trois étapes", que les jeunes effectueraient entre leur 11e et leur 25e année. Entre 11 et 16 ans, "il y aurait d'abord une semaine annuelle de la défense et de la citoyenneté (obligatoire)", qui se déroulerait au sein même de l'établissement scolaire. Ensuite, à 16 ans, interviendrait "un rite de passage": soit une semaine en internat pendant les vacances scolaires, soit 7 jours en immersion au sein d'une association agréée. Enfin, entre 16 et 25 ans, serait prévue "une incitation à l'engagement" dans le cadre d'un service civique ou au sein de la garde nationale.

Mais c'est le groupe de travail mis en place par l'Élysée qui aura le dernier mot : il doit rendre ses conclusions fin avril. La phase d'expérimentation pourrait débuter dès le début de l'année 2019.

Selon les informations de France Inter, le texte préconiserait un "parcours citoyen en trois étapes", que les jeunes effectueraient entre leur 11e et leur 25e année. Entre 11 et 16 ans, "il y aurait d'abord une semaine annuelle de la défense et de la citoyenneté (obligatoire)", qui se déroulerait au sein même de l'établissement scolaire. Ensuite, à 16 ans, interviendrait "un rite de passage": soit une semaine en internat pendant les vacances scolaires, soit 7 jours en immersion au sein d'une association agréée. Enfin, entre 16 et 25 ans, serait prévue "une incitation à l'engagement" dans le cadre d'un service civique ou au sein de la garde nationale.

Mais c'est le groupe de travail mis en place par l'Élysée qui aura le dernier mot : il doit rendre ses conclusions fin avril. La phase d'expérimentation pourrait débuter dès le début de l'année 2019.

 


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