Rami Malek. Nouvelle pépite du cinéma

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par Nouvel Ordre Mondial 6 Vues comments

Rami Malek, l’interprète de Freddie Mercury, enchante les salles avec « Bohemian Rhapsody », biopic du célèbre chanteur britannique des Queens. Une véritable performance physique pour le jeune comédien américano-égyptien de 37 ans et révélé par la série « Mr Robot ».

Rami Malek parle trois mots de français mais il le fait avec enthousiasme. « J’essaie de venir à Paris tous les ans, j’ai de la famille ici », sourit l’acteur, avec un fort accent anglophone. Chemise noire à pois, cheveux en brosse gominés, dents très blanches, il a un regard bleu perçant, brillant. Presque hypnotisant.

Le film, sorti il a une dizaine de jours, a rassemblé en France dès la première semaine plus d’un million de spectateurs. Un excellent score pour la Fox, malgré des critiques de presse mitigées.

Pour les fans, le comédien joue sa partition avec une intensité convaincante. Normal. L’acteur est un bosseur, il a travaillé le rôle comme si sa vie en dépendait. « Avant même de savoir si on avait le financement, je suis parti à Londres avec mon argent, j’ai pris une chambre d’hôtel, des cours pour saisir l’accent de Freddie qui était anglais, du coaching, du piano, du chant… », explique le comédien.


La danse du ski, le skiwalk

« Mercury ne faisait pas de chorégraphie, toutes ses interprétations étaient spontanées. J’ai donc engagé un prof de mouvement. On avait loué un énorme espace de danse, on regardait des interviews en boucle. Comment il se penchait, comment ses mains touchaient le sofa… Et je retrouvais ces gestes dans ses concerts. On utilisait des images : ma prof me disait « tu vas skier à travers la pièce ». Ça paraît bizarre mais je dansais en pensant à Freddie, et en regardant le concert de Wembley, je vois ce « skiwalk ». Sa façon de se mouvoir était très originale. Comme acteur, j’ai été mis au défi de jouer un personnage hors norme et impressionnant, c’était un immense challenge, et à force de tenter de capter son essence, je suis presque tombé amoureux de lui ! C’était une expérience unique », explique le comédien qui a chanté lui-même sur les chansons iconiques de Queen, pas pour que le réalisateur garde sa voix – à part à de rares moments, c’est la voix du chanteur britannique que l’on entend -, mais pour que le play-back soit plus vraisemblable. Résultat : au moins une cinquantaine de prises pour la chanson titre, « Bohemian Rhapsody » !


Plus jeune récompensé aux Emmy

Révélé par l’excellente série « Mr Robot » en 2015, sur les prouesses d’un jeune hacker en marge de la société et un peu perturbé, Rami Malek décroche d’entrée un Emmy Award pour le rôle, devenant du même coup le plus jeune récompensé de la catégorie.

Né à Los Angeles en 1981 dans une famille modeste d’origine égyptienne, Rami a un frère jumeau, Sami. Il suit des cours de comédie à Evansville, dans l’Indiana. Avant de repartir ensuite dans la capitale du cinéma pour décrocher un rôle dans « Gilmore Girls », en 2004. Puis dans la série « La Guerre à la maison », où il joue un voisin gay. Deux ans après, on le retrouve dans la peau d’un pharaon égyptien et momifié dans « La nuit au musée » avec Ben Stiller, avant de rejoindre « Bands of Brothers », sur la guerre du Pacifique, avec Tom Hanks.

L’Égypte le rattrape à nouveau, cette fois pour jouer un vampire (égyptien donc) dans « Twillight », le blockbuster ados des années 2000. Pour ce perfectionniste, l’aventure du cinéma s’est poursuivie avec « Papillon », le remake du film d’évasion. Nouveau visage de la marque Dior, il a déjà deux films qui sortiront début de l’année prochaine, ainsi que la suite de « Mr Robot ». Dans la profession, on lui prédit déjà un Oscar. Talent à suivre !

« Bohemian Rhapsody », réalisé par Bryan Singer. En salle.

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