Prisons. Nouveaux blocages en attendant la reprise des négociations

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par Nouvel Ordre Mondial 13 Vues comments

Vers 8h30, ce mardi, quelque 150 grévistes tenaient un piquet de grève, avec barricades et palettes, pour réclamer plus de sécurité, d'emploi et de meilleurs salaires devant l'entrée de Fleury-Mérogis (Essonne), la plus grande prison d'Europe avec plus de 4.300 détenus. "Le mouvement ne faiblit pas, on continue la mobilisation, on espère des réponses rapides du gouvernement", a affirmé Alexandre Caby, délégué local Ufap-Unsa.

Les mobilisations ont repris dès le début de la matinée, de la région parisienne (Poissy, Versailles, Bois d'Arcy, Nanterre et Versailles) au Sud-Est (Marseille, Tarascon, Grasse et Béziers), en passant par l'Ouest (Nantes, Rennes, Le Havre, Rouen, Brest...), le Centre (Saint-Maur, Châteauroux, Bourges et Saran) et le Sud-Ouest (Gradignan et Bayonne).

A 7h30, les surveillants refusaient de prendre leur service dans 12 établissements, tandis que des barrages bloquaient l'entrée des personnels dans 49 prisons, selon un premier décompte de la Direction de l'administration pénitentiaire.

Surpopulation chronique

Les 28.000 gardiens de prison jugent leur profession dangereuse, mal payée et mal considérée, alors que les prisons souffrent d'une surpopulation chronique. Ces préoccupations seront au coeur des discussions que Nicole Belloubet, ministre de la Justice, mènera avec les principaux syndicats de la pénitentiaire (Ufap, FO et CGT) à partir de 14h, à la Chancellerie.

Après l'échec de premières négociations samedi, elle s'est personnellement investie pour éteindre cette vaste mobilisation, déclenchée par l'agression de surveillants dans la prison de Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais) le 11 janvier et attisée, depuis, par une série d'incidents violents.


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