Naomi négligée par le Samu: L'opératrice: «Ça suffit de porter le chapeau!»

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Au centre d'une vive polémique après le décès d'une jeune femme de 22 ans qu'elle n'a pas prise au sérieux, l'opératrice du Samu vit un véritable cauchemar. C'est cette femme qui a pris l'appel de Naomi Musenga, le 29 décembre dernier. L'enregistrement de sa conversation avec la jeune maman tourne en boucle sur les réseaux sociaux. On peut notamment entendre l'opératrice se moquer de son interlocutrice («oui, vous allez mourir... comme tout le monde») et la renvoyer sèchement vers un médecin alors que Naomi est à bout de forces.

Visée par une enquête préliminaire pour non-assistance à personne en péril, l'employée du Samu s'est exprimée pour la première fois dimanche, dans l'émission «66 minutes» sur M6. Si cette femme reconnaît avoir prononcé des phrases «malvenues», elle assume cependant le fait de l'avoir orientée vers SOS médecins. «Quand vous avez 2000 appels en moyenne (...) par jour et qu'on vous dit «j'ai mal au ventre», c'est vrai que le premier réflexe c'est de penser qu'il n'y a pas d'urgence absolue et qu'il faut aller voir son médecin traitant», avait estimé l'avocat de l'opératrice vendredi. La principale intéressée, elle, refuse de porter tout le poids de la responsabilité. «Ça suffit de porter toujours le chapeau pour le système!», tempête-t-elle, évoquant des conditions de travail extrêmement difficiles.

«Si les gens connaissaient mon visage et mon nom, je ne serais plus de ce monde»

«On est sous pression en permanence. On travaille douze heures d'affilée (...) Je peux rester deux ou trois heures accrochée à mon téléphone, parce que je n'ai pas le temps de me lever tellement ça déborde de partout», explique-t-elle. Attaquée de toutes parts, l'opératrice craint pour sa sécurité et celle de son entourage. «Je suis lynchée sur la place publique. Je pense que si les gens connaissaient mon visage et mon nom, je ne serais plus de ce monde aujourd'hui. Je suis à la maison, mais j’ai des collègues qui ont eu des menaces, bien sûr. Les équipes qui vont intervenir sur le terrain risquent aussi de se faire caillasser», déplore-t-elle.

Les frères de Naomi ont, de leur côté, assuré ne pas en vouloir à l'opératrice. Ce week-end sur BFM TV, ils ont appelé à l'apaisement: «On ne peut pas leur en vouloir. Si aujourd'hui elles retournent en arrière et ont à nouveau cet appel, je peux vous assurer qu'elles vont l'aider. Si elles ne l'ont pas aidée, c'est à cause de problèmes dans leur structure», a déclaré Martial Musenga.

(joc)


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