Mayotte. 1 400 séismes en un mois les habitants s’alarment

Dernières news

par Nouvel Ordre Mondial 8 Vues comments

Sismographe
Sismographe
À Mayotte, la population vit dans l’angoisse depuis qu’un phénomène de séismes en essaim sévit. Depuis le 10 mai, la préfecture de Mayotte a comptabilisé plus de 1 400 secousses telluriques, avec des pics comme le 4 juin où 25 séismes de magnitude supérieure à 4 ont été enregistrés en 24 heures. Le 15 mai, la plus forte secousse jamais recensée dans l’île a été enregistrée à une magnitude de 5,8. En cause : une activité tectonique avec « une composante volcanique potentielle », à l’origine de secousses dont l’épicentre est situé à environ 50 km à l’est de Mamoudzou, selon le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM). Cette activité déclenche un phénomène « inédit » sur ce territoire jusqu’ici classé en niveau 3 de sismicité (modérée). « La durée de l’essaim est impossible à prévoir », confirme le BRGM sur son site, une caractéristique qui ne rassure pas la population.

Les premiers jours, plusieurs centaines d’habitants ont quitté leur logement pour dormir dans la rue, comme Nissoiti, qui se demande « si les maisons vont tomber » et qui est prête à quitter temporairement l’île pour rentrer aux Comores. Une « psychose », selon les mots du directeur de l’Union départementale des associations familiales (UDAF), qui a poussé la préfecture à renforcer sa communication.Depuis le début de la crise, une quinzaine de personnes ont mobilisé les secours, pour « des crises d’angoisse » et des chutes dans les escaliers, rapporte Geneviève Dennetiere, médecin à l’Agence régionale de santé (ARS). La préfecture a annoncé jeudi la mise en place d’un numéro d’appel pour « la prise en charge des angoisses et troubles psychologiques générés par les séismes ».

« Ça peut durer quelques mois voire plus que quelques mois (…) Il faut s’habituer à vivre avec ça », préconise le lieutenant-colonel Galichet, de la sécurité civile au ministère de l’Intérieur, insistant sur l’importance de « surveiller le bâti ». Une mission du groupe d’intervention macrosismique, actuellement sur le territoire, a pour « objectif d’estimer les niveaux des dommages » en se rendant dans les 17 communes de l’île, explique la préfecture. Elle rendra un rapport à la commission interministérielle chargée de se prononcer sur le classement éventuel en catastrophe naturelle. Dix familles ont été évacuées et relogées depuis le début de la crise sismique, indique la préfecture.Du côté des établissements scolaires, des experts ont visité plus d’une dizaine de bâtiments du second degré, a déclaré le vice-rectorat de Mayotte. Deux étages d’un collège ont été « condamnés ». Dans certains établissements, des horaires aménagés ont été mis en place afin que les élèves puissent continuer à avoir cours.

Commentaires