L'Union européenne divisée sur la politique migratoire et sur le Brexit

International Monde

par Nouvel Ordre Mondial 5 Vues comments

Le sommet de Salzbourg était annoncé comme une réunion informelle. En Autriche, les dirigeants européens devaient avant tout tenter d'apaiser les tensions. Le bilan est mitigé.

Premier thème abordé : le Brexit. Les discussions buttent toujours sur la question de l'Irlande

L'UE et le Royaume-Uni se sont renvoyé la balle mercredi au sujet des efforts à consentir dans la dernière ligne droite des négociations pour éloigner le spectre d'un divorce sans accord.

"Les propositions du Royaume-Uni devront être retravaillées"

"Si nous voulons parvenir à une conclusion réussie, alors, tout comme le Royaume-Uni a fait évoluer sa position, l'UE devra aussi faire évoluer sa position", a lancé devant la presse la dirigeante britannique à son arrivée.

Elle semblait répondre au président du Conseil européen, Donald Tusk, qui avait appelé quelques heures plus tôt Londres à faire des efforts. Sur "la question irlandaise ou le cadre de la coopération économique future, les propositions du Royaume-Uni devront être retravaillées", a-t-il estimé.

Un autre sujet épineux était au menu : la politique migratoire. Le président du conseil européen appelle les États membres à trouver un terrain d'entente : "Je demande à tous les chefs d’État d'arrêter le jeu des reproches sur la question migratoire, explique Donald Tusk. Malgré certaines positions agressives, les choses vont dans la bonne direction, surtout parce que nous nous sommes concentrés sur le contrôle des frontières extérieures."

La crise migratoire se poursuit

Alors que le nombre d'arrivées des migrants sur les côtes baisse, l'Union est agitée par de nombreux bras de fer diplomatiques depuis cet été. Pour résoudre la crise, la cheffe de la diplomatie européenne appelle à investir dans les partenariats avec l'Afrique.

"Nous devons continuer à travailler là-dessus. Cela signifie que les États membres doivent continuer à investir davantage dans notre coopération avec l'Afrique. Nous devons aussi continuer à travailler avec le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés et l'Organisation internationale pour les migrations. Les États membres doivent travailler également avec équité et solidarité Ils doivent assumer la responsabilité de prendre soin de ceux qui ont le droit à la protection internationale."

Les pays méditerranéens continuent de réclamer un partage de l'accueil des demandeurs d'asile. Une demande à laquelle refusent d'accéder les pays de l'est. Les 27 États membres seront encore réunis ce jeudi, cette fois sans Theresa May.


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