Le pape exhorte catholiques et luthériens à ne pas s’arrêter sur le chemin de l’unité

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par Nouvel Ordre Mondial 9 Vues comments


Recevant la Fédération luthérienne mondiale, le pape a souligné le travail œcuménique déjà effectué et appelé à ne pas « nous arrêter au bord du chemin »

Le pape François a reçu, jeudi matin 7 décembre, la présidence de la Fédération luthérienne mondiale (FLM) avec laquelle il a célébré les 50 ans du début du dialogue œcuménique entre catholiques et luthériens, en 1967.

« Nous remercions Dieu parce que les divisions, parfois très douloureuses, qui nous ont vus éloignés et opposés pendant des siècles, ont conflué ces dernières décennies dans un chemin de communion, dans le chemin œcuménique suscité par l’Esprit Saint », s’est réjoui le pape devant la délégation menée par l’archevêque nigérian Musa Filibus, président de la FLM.

Le baptême commun avant les blessures du passé

« Cela nous a conduits à abandonner les vieux préjugés, comme ceux sur Martin Luther et la situation de l’Église catholique à cette époque », a poursuivi le pape qui s’est félicité que les 50 ans de dialogue luthéro-catholique ont abouti à la Déclaration commune sur la doctrine de la justification et au récent document Du conflit à la communion.

Document : Du conflit à la communion

Il a également rappelé son voyage à Lund (Suède), l’année dernière.

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« Avec la mémoire purifiée, aujourd’hui nous pouvons regarder avec confiance un avenir non grevé par les contrastes et les idées préconçues du passé », a alors relevé François pour qui, « avant les oppositions, les différences et les blessures du passé, il y a en effet la réalité présente, commune, fondatrice et permanente de notre baptême (qui) fait de nous des enfants de Dieu et des frères entre nous. »

« Si le passé ne peut être changé, l’avenir nous interpelle »

« Par conséquent, nous ne pouvons jamais nous permettre d’être des adversaires ou des rivaux », a-t-il insisté, soulignant que « si le passé ne peut être changé, l’avenir nous interpelle : nous ne pouvons pas nous retirer maintenant de la recherche et de la promotion d’une plus grande communion dans l’amour et dans la foi. »

« Nous sommes aussi appelés à être vigilants face à la tentation de nous arrêter au bord du chemin », a-t-il martelé.

Nicolas Senèze, à Rome

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