Le brief politique. Nicolas Hulot menace de démissionner, le Premier ministre doit "le regonfler à chaque fois"

Politique

par Nouvel Ordre Mondial 9 Vues comments

Le ministre de la transition écologique Nicolas Hulot, lors d\'une conférence de presse à Bologne (Italie), le 12 juin 2017.
Le ministre de la transition écologique Nicolas Hulot, lors d'une conférence de presse à Bologne (Italie), le 12 juin 2017. (ALBERTO PIZZOLI / AFP)

Nicolas Hulot a encore des doutes sur son utilité au gouvernement. Le ministre de la Transition écologique a laissé planer le doute sur la chaîne BFMTV, et s’est fixé une nouvelle échéance pour décider s’il reste ou pas à l'été 2018. Il fera le point avec Emmanuel Macron et Édouard Philippe sur l’avancée de ses dossiers, mais après son échec sur la sortie du nucléaire, il veut marquer des points sur la biodiversité et sur le climat.

Pas facile d’être écolo dans ce gouvernement pour l’ancienne ministre de l’Écologie Delphine Batho : "Si même quelqu’un comme Nicolas Hulot, avec sa légitimité, sa popularité, a du mal, c’est qu’il faut en tirer une leçon. Le problème, c’est que le président de la République comme le Premier ministre considèrent toujours l’écologie comme un sujet marginal."

Édouard Philippe réagit plutôt bien à cette énième menace de départ de Nicolas Hulot. Il faut dire qu’il a l’habitude de devoir gérer les états d’âme du ministre de la Transition écologique. "Ce n’est pas facile", reconnaît un conseiller du Premier ministre. "Parfois il disparaît dans sa maison en Bretagne. Il y a trois semaines, il a même failli craquer. Il faut le regonfler à chaque fois".

C’est d’ailleurs ce qu’a fait Édouard Philippe le 16 avril. Selon lui, Nicolas Hulot n’est pas "machiavélique" et ses alertes à la démission, ce n’est pas du chantage. Alors pourquoi est-ce que le Premier ministre est si tolérant ? C’est son entourage qui donne la clé : "Nicolas Hulot est très populaire, et ça, c’est un vrai plus".

La note du jour est un tout petit 5/20 pour les recalés de l’Émission Politique de France 2. Benoit Hamon, Pierre Laurent et Nicolas Dupont-Aignan n’ont pas été invités, ils se plaignent. Cela fait un peu mauvais joueur. La chaîne ayant déjà les cinq principaux chefs de partie, elle va enchaîner les interviews. Plus, cela aurait été indigeste.


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