Le blocus aérien imposé par l’Irak au Kurdistan bientôt levé

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par Nouvel Ordre Mondial 52 Vues comments

L’entrée de l’aéroport d’Erbil, au Kurdistan irakien, le 28 septembre 2017. (AFP/SAFIN HAMED)

Les gouvernements irakien et kurde ont convenu de préparer lundi un accord sur les points frontaliers internationaux et les aéroports situés dans la région du Kurdistan, selon un communiqué d’une délégation kurde qui s’est rendue à Bagdad samedi, rapporte l’agence kurde Rudaw.

Le ministre de l’Intérieur du Kurdistan irakien, Abdul Karim Sultan Sinjari, rencontrait samedi les autorités centrales pour discuter du blocus aérien imposé depuis plus de trois mois par Bagdad au Kurdistan, ont indiqué des sources kurdes et irakiennes.

Cette visite d’un ministre kurde à Bagdad est la première à ce niveau depuis la tenue fin septembre du référendum d’indépendance dans la région du nord irakien, qui a déclenché une crise entre Erbil et Bagdad.

Dans la foulée de cette consultation, où le « oui » l’a massivement emporté, Bagdad a interdit jusqu’à fin février tout vol international depuis et vers les deux aéroports du Kurdistan irakien, Erbil et Souleimaniyeh.

Le pouvoir central a également envoyé ses troupes reprendre l’ensemble des zones disputées, privant les Kurdes, en pleine crise économique, d’immenses champs pétroliers et de leurs précieux revenus.

L’accord, qui prévoit «reprendre les activités» aux points d’entrée internationaux sera ensuite présenté au gouvernement fédéral irakien pour approbation.

Le ministre irakien de l’Intérieur, Qasim al-Araji, a pour sa part réitéré la nécessité de discuter de la résolution des problèmes des points d’entrée internationaux, des douanes, des aéroports et des barrages « sur la base de la constitution et des lois fédérales » irakiennes, a annoncé samedi la délégation kurde.

Les deux parties ont donc convenu de tenir une réunion bilatérale à Erbil lundi pour préparer une déclaration commune qui inclura qui précisera les solutions convenus par les délégations au problème du blocus. »

Certaines des solutions nécessiteront l’approbation du Conseil des ministres du gouvernement irakien en ce qui concerne la «reprise des activités qui se déroulent aux points frontaliers, aux aéroports et aux barrages», a expliqué la déclaration, et les deux parties présenteront donc conjointement ces solutions au gouvernement de l’Irak, mais cela ne devrait pas poser de problème alors que le premier ministre irakien Haidr Al Abadi a exprimé clairement la volonté d’en arriver à un accord.


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