La Russie bloque le projet US sur l'enquête sur les attaques chimiques en Syrie

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Conseil de sécurité de l'Onu
© AFP 2017 TIMOTHY A. CLARY

Moscou a bloqué le projet de résolution du Conseil de sécurité de l'Onu proposé par les Etats-Unis et visant à prolonger le mandat de la mission d'enquête OIAC-Onu sur les attaques chimiques en Syrie.

La Russie a apposé jeudi son veto sur le projet de résolution déposé par les États-Unis au Conseil de sécurité de l'Onu et proposant de renouveler de deux ans le mandat du Mécanisme conjoint d'enquête (JIM) sur les attaques chimiques à Khan Cheikhoun, en Syrie, mis en place par l'OIAC et l'Onu.

Pendant le vote, 11 pays ont appuyé le projet américain. La Russie et la Bolivie ont voté contre, la Chine et l'Égypte se sont abstenues.

Avant le vote sur le projet américain, Moscou a rappelé son propre projet de résolution sur l'enquête des attaques à Khan Cheikhoun suite au refus des membres du Conseil de sécurité d'examiner sa proposition. 

D’après le projet de résolution russe, soutenu par la Chine, les experts du JIM doivent envoyer une équipe d'enquêteurs dès que possible à Khan Cheikhoun. La Russie a aussi appelé à renvoyer d'urgence une nouvelle équipe à la base syrienne de Shayrat bombardée par les États-Unis pour y prélever des échantillons environnementaux, afin de vérifier l'hypothèse selon laquelle le sarin utilisé à Khan Cheikhoun le 4 avril 2017 y aurait été conservé.

Selon la Russie, le Mécanisme conjoint d'enquête (JIM) sur les attaques chimiques en Syrie utilise des moyens violant la Convention sur l'interdiction des armes chimiques et il serait incorrect de renouveler son mandat sans le modifier.

Le mandat du JIM expire le 17 novembre.

La Bolivie a déjà exhorté le Conseil de sécurité de l’Onu à revenir sur l’examen du projet de résolution russe malgré la décision de Moscou de le rappeler. Le représentant de la Russie Vassili Nebenzia a de nouveau soumis le projet russe au Conseil de sécurité.

L'opposition syrienne a annoncé, le 4 avril 2017, qu'une attaque aux armes chimiques avait fait 80 morts et 200 blessés à Khan Cheikhoun, dans la province d'Idlib, accusant les troupes gouvernementales syriennes d'être à l'origine de la dispersion chimique. Le commandement syrien a rejeté la responsabilité de l'incident sur les djihadistes et leurs alliés. Les autorités du pays ont rappelé qu'elles n'avaient jamais utilisé d'armes chimiques contre les civils et les terroristes et que l'arsenal chimique syrien avait été retiré du pays sous le contrôle de l'OIAC.


Source : fr.sputniknews.com


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