La Corse et Sète proposent d’accueillir l’« Aquarius »

Europe

par Nouvel Ordre Mondial 11 Vues comments

Alors que le navire humanitaire erre une nouvelle fois en mer avec à son bord des migrants, les propositions d’accueil sont limitées. Seules la Corse et le port de Sète proposent de lui offrir l’hospitalité. La décision appartient toutefois à l’État français.

L’Aquarius erre en mer avec 141 migrants à son bord depuis vendredi 10 août. Deux propositions d’accueil émergent en France : l’une par le port de Sète, dans le sud-est de la France, et l’autre par la Corse, qui avait déjà proposé d’accueillir l’Aquarius en juin.

« C’est la dimension humanitaire qui doit prévaloir, il s’agit de sauver des vies, des familles », a soutenu l’ancien ministre communiste Jean-Claude Gayssot, directeur du port de Sète. Il propose d’accueillir le navire « si les autorités françaises le lui permettent », comme il l’a fait savoir à l’AFP.

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« Une question d’urgence »

Jean-Guy Talamoni, le président de l’Assemblée de Corse, a quant à lui souligné que les migrants à bord n’étaient « pas tous en bonne santé » et qu’il y avait « donc une question d’urgence ». « L’Europe a failli dans cette affaire et il est temps qu’elle se réveille et que chacun prenne sa part de responsabilité », a-t-il déclaré mardi 14 août.

Le président du conseil exécutif de la Corse, Gilles Simeoni, a écrit sur le réseau social Twitter : « Aquarius : la Corse et ses ports restent disponibles pour une aide humanitaire d’urgence ». Il a ajouté : « Nous devons exiger des États de l’Union Européenne qu’ils mettent en place une vraie politique européenne en matière d’aide humanitaire en Méditerranée. »

Une décision qui appartient à l’État

La décision d’accueillir ou non le navire revient toutefois à l’État et non aux élus d’une collectivité territoriale, comme l’avait déjà rappelé la préfère de Corse Josiane Chevalier en juin, alors que l’île se proposait déjà.

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En juin, le navire affrété par les ONG SOS Méditerranée et Médecins sans frontières avait erré en mer pendant une semaine, avec à son bord 630 migrants. Malte et l’Italie avait refusé de l’accueillir. C’est finalement à Valence, en Espagne, que le navire avait pu accoster après l’autorisation des autorités espagnoles.

Les gouvernements se renvoient la balle

L’histoire se répète. L’Aquarius est venu en aide à ces migrants, dont une moitié de mineurs et plus d’un tiers de femmes, essentiellement originaires de Somalie et d’Érythrée vendredi 10 août. Depuis, les gouvernements européens se renvoient la balle.

Une nouvelle fois, Malte et l’Italie refusent que l’Aquarius accoste dans l’un de leurs ports. L’Espagne et la France rechignent à lui offrir l’hospitalité, estimant que leurs ports ne sont pas les plus proches. Le navire se trouve actuellement entre Malte et l’île italienne de Lampedusa.

Paris discute actuellement avec les autres pays méditerranéens de l’UE pour trouver « rapidement » un port, a indiqué lundi la présidence de la République.

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La Croix (avec AFP)

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