Harcèlement scolaire: L'appel poignant d'un petit de 7 ans: «Je veux mourir»

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par Nouvel Ordre Mondial 11 Vues comments

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La vidéo, mise en ligne mardi soir, a été visionnée par près de 500'000 utilisateurs de Twitter. Dans cette séquence de moins d'une minute, un petit garçon de 7 ans raconte son calvaire à l'école. Lucas* explique qu'il est la victime désignée d'un autre écolier «depuis l'année dernière» et qu'il n'en peut plus. «J'ai dit à ma maman que je veux rejoindre le Bon Dieu. Je veux mourir», confie l'enfant au téléphone qui le filme.

Dans cette vidéo tournée à visage découvert, Lucas nomme son agresseur et donne le nom de son école. Il raconte que son bourreau a également commencé à s'en prendre à son petit frère. «J'en ai marre de ce petit garçon. Il n’arrête pas de me taper tous les jours. Je veux rejoindre le Bon Dieu pour toujours», conclut l'enfant, au bord des larmes.

Ecole prise à partie, harceleur présumé menacé

Selon «Le Parisien», les trois enfants dont il est question sont effectivement scolarisés dans le même établissement catholique privé dans l'Aisne (nord de la France). La mère de Lucas, qui n'est pas l'auteure de la vidéo, a déposé une plainte pour harcèlement le mois dernier auprès de la gendarmerie. Elle refuse de s'exprimer dans les médias tant que la famille du harceleur présumé continue de se murer dans le silence. Le garçon dénoncé dans la vidéo a été entendu jeudi par les gendarmes de sa commune. Son audition, conduite en présence de ses parents, avait été agendée avant même la diffusion des images sur Twitter. «Les parents de la victime et du présumé auteur ont déjà été reçus par la direction de l'école qui a mis en œuvre plusieurs mesures adaptées à l'âge des enfants», explique le rectorat d’Amiens dans un communiqué.

Désignée nommément par Lucas, l'école a été prise à partie par plusieurs internautes. L'établissement refuse d'entrer dans les détails, en raison de l'âge des protagonistes, mais sa directrice affirme que «les autorités compétentes ont été prévenues». «Ma collègue a fait son travail, on ne peut pas dire que nous n'avons rien fait face à cette situation», appuie un autre membre de la direction. Quant au petit garçon désigné par Lucas, il est désormais la cible d'internautes qui menacent de s'en prendre à lui. Selon diverses enquêtes, le harcèlement scolaire en France toucherait environ 10% des élèves de primaire, 6% des collégiens et 1,4% des lycéens.

* Prénom d'emprunt

(joc)


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