France: «On émet un doute sur notre amour, c'est injuste»

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Après deux ans de romance, Déborah Thomman, 38 ans, et Jean-Claude Beltram, 80 ans, ont déposé leur dossier de mariage en mairie de Cagnes-sur-Mer (en région Provence-Alpes-Côte d'Azur), le 20 novembre 2017. Mais, tout ne s'est pas passé comme ils le souhaitaient.

Une semaine plus tard, les tourtereaux ont été convoqués pour une audition d'une heure chacun devant l'officier d'état civil afin de prouver la sincérité de leur union.

Par la suite, le rapport de l'audition a été envoyé au procureur de la République qui a décidé d'ouvrir une enquête. L'objectif étant «de protéger l'un ou l'autre des conjoints d'un éventuel abus de faiblesse».

Alors que la justice devait rendre sa décision le lundi 12 février, après plusieurs mois de tension, la femme a décidé de rompre ses fiançailles.

Retour sur un entretien aux allures d'interrogatoire

Pour Déborah et Jean-Claude, l'entretien subi avait pris des allures d'interrogatoire, a rapporté nicematin.com. «On m'a posé des questions sur notre rencontre, depuis quand, où, comment Mais aussi des questions très poussées, indiscrètes, voire intimes sur notre vie sexuelle. C'était très gênant», a confié la femme. Et d'ajouter: «L'officier d'état civil était un homme. Ça a même été très pervers, car il m'a demandé si nous avions eu des rapports en présence de la maman de Jean-Claude qui était alitée! J'étais choquée et je suis restée sans voix.»

De son côté, Jean-Claude Beltram a dénoncé «un retour au temps de l'Inquisition». «On émet un doute sur notre amour, c'est injuste. Oui, Déborah est beaucoup plus jeune que moi. Et alors? Sommes-nous les seuls dans ce cas? Je ne crois pas Je ne suis pas un proxénète qui va abuser d'elle, de sa gentillesse et de sa grande beauté. Nous portons déjà des alliances, nous nous sommes fiancés il y a un an, nous avons fait un acte de mariage devant notaire et nous avons été auditionnés par un prêtre du diocèse de Nice, car nous souhaitons aussi nous marier religieusement quand cela sera possible», a-t-il expliqué.

Au final, le couple a refusé de signer le procès-verbal de l'audition qui prétendait que Déborah «avait l'air amoureuse et paraissait sincère», mais qu'en revanche son compagnon, lui, «n'était là que pour le sexe et pour déshériter ses enfants».

«On a l'impression d'être des criminels. Ce n'est quand même pas un délit de s'aimer même quand on a une grande différence d'âge?», a questionné l'octogénaire, convoqué devant un psychiatre.

Ils voulaient se marier très rapidement

Pour justifier cette audition - autorisée par la loi en cas de doute sur l'intention matrimoniale -, le directeur de cabinet du maire, Alain Lucas, a évoqué plusieurs raisons.

Hormis l'écart d'âge de 42 ans, le fait que la femme soit assistante de personne en fin de vie et que «monsieur venait de perdre sa mère qu'il gardait à son domicile et dont elle s'occupait», semblait douteux aux yeux d'Alain Lucas.

Autre facteur dérangeant: leur volonté de se marier rapidement «sans en prévenir les enfants de la femme».

(nxp)


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