Financement des Ehpad. Buzyn évoque de possibles "ajustements" de la réforme

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par Nouvel Ordre Mondial 105 Vues comments

Photo AFP / Philippe Lopez
Photo AFP / Philippe Lopez

Élaborée par le précédent gouvernement, la réforme de la tarification des établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes ( Ehpad) va entraîner des pertes de recettes pour "20 à 25%" d'entre eux, a redit la ministre de la Santé Agnès Buzyn aux Assises nationales des Ehpad, à Paris. "Des effets négatifs" qu'elle a de nouveau promis de "neutraliser" grâce au "mécanisme" que devra lui proposer, "à très court terme", Pierre Ricordeau, un médiateur nommé fin janvier.

Une "pause" sur le volet dépendance de la réforme, le plus décrié, n'aurait de "sens que si nous nous fixons avec les départements (qui financent la partie dépendance, ndlr) et les établissements un programme de travail qui aboutisse rapidement", a fait valoir la ministre, attendant là aussi "une proposition" du médiateur. "Ce travail pourra conduire le cas échéant à des ajustements de la réforme elle-même et à une modification du décret (publié en 2016), sans pour autant en remettre en cause les fondements", a-t-elle déclaré.

Grève jeudi dans les Ehpad

Agnès Buzyn a également confirmé qu'elle présenterait "les grandes orientations d'une stratégie globale" pour la prise en charge du vieillissement au Premier ministre fin mars après une série de concertations. Attentive à la "question des moyens" et à la "souffrance" des personnels, la ministre a indiqué qu'elle "recevrai(t) les représentants de l'intersyndicale" appelant à une grève jeudi dans les Ehpad, les services d'aides à domicile et autres structures liées au grand âge et qui lui "ont demandé audience".

Interrogé par l'AFP, le ministère ne pouvait préciser quand serait reçue la délégation. L'intersyndicale réclame notamment de meilleures conditions de travail et plus de moyens humains, avec un ratio d'un salarié tous personnels confondus pour un résident contre 0,6 en moyenne actuellement. Mais la "France n'a pas les moyens budgétaires" ni les "ressources humaines" pour garantir ce taux sans fondement "scientifique", a estimé la ministre, tout en se prononçant pour une amélioration du taux d'encadrement, "dans la mesure du possible".


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