Dauphins en captivité. Bouffée d'oxygène pour les parcs aquatiques

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par Nouvel Ordre Mondial 45 Vues comments

Les parcs accueillant des dauphins demandent l'annulation de l'arrêté visant à terme l'interdiction de détenir ces animaux en captivité. Pour des questions de forme, le rapporteur public au Conseil d'État propose de leur donner satisfaction. On connaissait le monde du silence de Cousteau. C'est peut-être en pensant à lui que le rapporteur public a évoqué vendredi le « silence de la loi », celle encadrant les nouvelles conditions de détention des dauphins en captivité. Sans avoir besoin d'entrer dans le débat de fond sur les conditions de vie des mammifères dans les parcs aquatiques, le magistrat a demandé, pour des raisons de forme, l'annulation de l'arrêté signé le 3 mai dernier par Ségolène Royal, quelques heures avant de quitter ses fonctions de ministre de l'Environnement.

La conclusion du magistrat constitue bien sûr un soulagement pour les avocats des trois parcs français abritant des dauphins dans leur bassin, le Marineland d'Antibes (Alpes-Maritimes), la Cité Marine de Port Saint-Père (Loire-Atlantique) et le Parc Astérix (Oise). Mais un soulagement en demi-teinte dans la mesure où les problèmes de fond ne sont pas réglés. Car il suffirait qu'un nouvel arrêté interministériel, instruit et rédigé comme il convient, soit publié pour que le Conseil d'État soit amené à trancher la question, définitivement cette fois. « Le décret contesté ne règle pas le sort des dauphins qui vont naître en captivité de parents légalement détenus. Que faut-il en faire ? Les remettre en liberté ? », interroge le rapporteur public. Surtout, le magistrat dénonce l'illégalité d'un arrêté « dont le projet (...) est différent de sa mouture finale ». Le texte présenté au public prévoyait en effet l'interdiction de la détention des dauphins, à l'exception de « ceux nés et élevés en captivité ». Ce qui rendait possible leur circulation entre parcs et assurait à ces derniers une pérennité économique. Or, « en alignant l'arrêté sur celui régissant la captivité des orques, le ministre impose leur fermeture ». La décision est attendue dans les semaines à venir.
Philippe Minard/ALP

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