Conservateurs et socialistes allemands trouvent un accord

Europe

par Nouvel Ordre Mondial 25 Vues comments

Le compromis trouvé entre le parti d’Angela Merkel et le SPD prévoit de réformer la zone euro mais aussi de limiter l’immigration en Allemagne.

Conservateurs et sociaux-démocrates ont trouvé vendredi 12 janvier un accord de principe pour former un prochain gouvernement de coalition.

Une immigration limitée

Principal thème de discorde entre les partis dans un pays où l’extrême droite a fortement progressé aux dernières élections, les propositions de l’accord paraissent favorables aux conservateurs.

Reprenant une exigence de la CSU, l’allié bavarois de la CDU, le texte prévoit de fixer une limite au nombre de demandeurs d’asile arrivant annuellement dans le pays, entre 180 000 et 220 000.

Le regroupement familial, actuellement suspendu jusqu’à fin mars, va en revanche pouvoir reprendre comme l’exigeait le SPD. Mais les conservateurs ont obtenu l’instauration d’une limitation à 1 000 personnes pouvant prétendre à ce dispositif chaque mois.

Renforcement de la zone euro

Dans une Union européenne fragilisée par le Brexit et la montée des populismes, conservateurs et sociaux-démocrates se disent prêts à augmenter la contribution de l’Allemagne au budget européen. « Nous voulons renforcer financièrement l’UE pour qu’elle puisse mieux assurer ses tâches ».

Le document prévoit également de « renforcer » et « réformer » la zone euro avec la France pour la rendre plus résistante aux crises.

Le document soutient prudemment l’idée controversée d’Emmanuel Macron de créer un budget de la zone euro pour aider à sa « stabilisation » et soutenir les « réformes structurelles ». Le texte ne reprend pas d’autres avancées défendues par Paris, comme l’instauration d’un ministre des finances voire d’un parlement de la zone euro.

Relance économique

Affichant un excédent budgétaire record, le prochain gouvernement dispose d’une marge de manœuvre de quelque 45 milliards d’euros à répartir entre investissements et cadeaux fiscaux. Mais l’objectif affiché de l’accord reste de conserver un budget à l’équilibre.

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Le SPD, qui prônait une plus grande justice sociale, n’a obtenu que très partiellement gain de cause. Le texte précise qu’il n’y aura pas d’augmentations d’impôts pour les plus aisés, contrairement aux souhaits des sociaux-démocrates qui demandaient une hausse de 42 à 45 % du taux d’imposition maximal.

En revanche, le SPD a obtenu la suppression progressive de l’impôt de solidarité – payé par les Allemands de l’ouest pour soutenir ceux de l’ex-RDA. Cela correspond à un allégement d’impôt de 10 milliards d’euros d’ici à 2021.

La Croix

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