Cinq choses à savoir sur le faucon Mike Pompeo, prochain chef de la diplomatie américaine

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Le directeur de la CIA, Mike Pompeo, devrait être confirmé par la Sénat en avril 2018 au poste de secrétaire d'Etat. — Jeff Malet/NEWSCOM/SIPA

Le divorce entre Rex Tillerson et Donald Trump est officiel. Après avoir limogé en un tweet son secrétaire d’Etat avec qui il avait de nombreux désaccords, le président américain a annoncé avoir choisi l’ancien sénateur et actuel patron de la CIA Mike Pompeo pour lui succéder. Sauf surprise, le Sénat américain devrait le confirmer en avril, juste à temps pour la rencontre prévue d’ici mai entre Donald Trump et Kim Jong-un.

Comme Donald Trump, il défend la stratégie de la « pression maximale » sur Pyongyang. Alors que Rex Tillerson était opposé à des frappes préventives, Pompeo avait expliqué que son rôle à la CIA était de « fournir des options » au président américain, louant l'« instinct » du pensionnaire de la Maison Blanche.

Sa nomination pourrait bien signer la fin de l’accord sur le nucléaire iranien. Comme Donald Trump, Mike Pompeo l’a qualifié de « désastreux ». Et alors que le président américain a simplement signé un sursis en janvier dernier, il pourrait en finir une fois pour toutes avec le traité en mai prochain, à moins que les alliés européens de Washington ne durcissent le texte.

Son ascension au Sénat a été financée avec les pétrodollars des frères Koch. Lors de sa confirmation, il a refusé de clarifier sa position sur le changement climatique et le rôle joué par l’homme. En 2013, il avait cependant exprimé son scepticisme, expliquant sur la chaîne C-SPAN que les scientifiques étaient « divisés » sur la question. A propos de l’Accord de Paris, il avait attaqué Barack Obama, l’accusant de capituler face « aux extrémistes de l’environnement ».

A la tête de la CIA, il a affirmé que la Russie et Vladimir Poutine étaient « une menace majeure » pour les Etats-Unis, et il a accusé Moscou d’avoir « tenté d’interférer » avec l’élection américaine. Mais il a répété à plusieurs reprises que la campagne russe n’avait eu « aucun impact » sur le résultat final, déformant les conclusions incertaines du renseignement américain sur la question.

En novembre 2016, il a défendu le programme d’interrogatoires de la CIA sous George W. Bush, affirmant que les hommes et les femmes ayant participé n’étaient « pas des tortionnaires mais des patriotes ». Pompeo est également favorable à laisser la prison de Guantanamo ouverte.


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