Charles Aznavour. 12 titres qui ont marqué sa carrière

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par Nouvel Ordre Mondial 23 Vues comments

Connues et fredonnées par les Français, toutes générations confondues, les chansons de Charles Aznavour font quasiment partie du patrimoine national.
Connues et fredonnées par les Français, toutes générations confondues, les chansons de Charles Aznavour font quasiment partie du patrimoine national. (Eric Feferberg/AFP)
Débutée en 1948, la carrière discographique de Charles Aznavour, mort dans la nuit de dimanche à lundi à l’âge de 94 ans, a connu son âge d’or dans les années 1960 et 1970. Voici douze des centaines de chansons qu’il a interprétées, qui ont particulièrement marqué sa carrière.

Premier succès avec ce 78 tours dont la face B comporte un autre futur classique, « Le palais de nos chimères ». Cette année-là, Aznavour est aussi censuré pour « Après l’amour » sur l’intimité d’un couple dans « ses draps froissés ».

Charles brille par son cynisme avec ce titre inspiré par « La poison » de Sacha Guitry. Une scène de ménage qu’il aura mis deux ans à mettre en musique mais aussi vécue, jusqu’à divorcer cette année-là. Il écrira bien plus tard une version féminine chantée par Line Renaud et Annie Cordy.

Aznavour vend beaucoup (« Sa jeunesse »), mais il n’est pas considéré comme un grand de la scène par les critiques. Lors de son concert de la « dernière chance », le 12 décembre à l’Alhambra, il force enfin son destin à 36 ans, avec cette chanson sur les illusions perdues d’un artiste.

La vague yéyé a envahi la France. Aznavour y est sensible, lui qui offre « Retiens la nuit » à Johnny Hallyday. Mais il reste fidèle à sa musique et à ses thèmes comme « le métier », avec cette chanson dont la première version retoquée s’intitulait « Les étudiants ». « Ça n’aurait intéressé personne », jugeait-il.

Aznavour s’amuse à marier l’anglais avec le français et part à la conquête du monde. À New York, il triomphe au Carnegie Hall qu’il loue à ses frais. Bob Dylan dit de lui : « c’est ce que j’ai vu de plus beau sur scène ».

Aznavour, qui cartonne avec « Et pourtant », ne tient pas particulièrement à interpréter cette chanson écrite par Robert Gall, père de France. Elle deviendra un must de son répertoire, comme « Hier encore », « A ma fille », « Que c’est triste Venise » parues l’année suivante.

Chez Aznavour, plus peut-être que les refrains, ce sont les entames qui emportent l’auditeur. « Je vous parle d’un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître… » en est l’exemple parfait. Qui a oublié Charles agitant son mouchoir pendant cet hymne à la jeunesse et cette ode à la nostalgie ?

À quoi tient un tube ? En voyage à Macao, Aznavour regarde de pauvres gens entassés sur un ferry et se dit que « la misère serait moins pénible au soleil ». Il couche ses mots sur un carnet de notes qu’il perd peu après. Heureusement, Charles a une excellente mémoire.

Charles, dont « Mourir d’aimer » avait été inspirée par l’affaire Gabrielle Russier, une enseignante qui s’était suicidée après avoir eu une relation avec un élève mineur, chante cette fois l’homosexualité. Un sujet longtemps resté tabou, sinon pour s’en moquer, qu’il aborde avec empathie.

Aznavour chante depuis longtemps en anglais, espagnol, italien, allemand… Mais avec ce titre, en 1974, il devient n°1 au hit-parade au Royaume-Uni, en Australie, en Nouvelle-Zélande. Au total, Charles aura enregistré une quarantaine d’albums en langues étrangères.

Musicalement, cette chanson s’ajoute à une liste déjà longue d’incontournables dans ses tours de chant. Concrètement, elle se traduit par des démêlés avec la justice pour exil fiscal.

Charles, fils d’Arméniens, s’empare d’un sujet au cœur des débats. Trente ans après, il débutera ses derniers récitals avec ce titre. « Je suis devenu Français dans ma tête, dans mon cœur, dans ma manière d’être, dans ma langue. J’ai abandonné une grande partie de mon arménité pour être Français. Il faut le faire. Ou alors il faut partir », dira-t-il.

Son pays d’origine vient d’être frappé par un terrible séisme (environ 25 000 morts), alors Charles se mobilise. Il écrit cette chanson caritative, interprétée par 87 personnalités françaises, qui reste en tête du top 50 pendant dix semaines.

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