Bruno Le Maire : « On ne supprime pas un impôt pour en rétablir un autre »

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par Nouvel Ordre Mondial 7 Vues comments

Le ministre de l'Économie a tenté d'effacer la gaffe de sa collègue du gouvernement.
Le ministre de l'Économie a tenté d'effacer la gaffe de sa collègue du gouvernement.
« Pas de nouvel impôt » : le gouvernement a tenté, hier, d'éteindre un début de polémique sur sa réforme de la fiscalité locale, écartant la création d'un nouveau prélèvement pour compenser la fin de la taxe d'habitation promise par Emmanuel Macron. « Il n'y aura pas de nouvel impôt en France pendant le quinquennat, je m'y engage », a déclaré le ministre de l'Économie, Bruno Le Maire, sur BFMTV et RMC, après un couac provoqué par des propos contradictoires au sein de l'Exécutif. « On ne supprime pas un impôt pour en rétablir un autre. On ne prend pas dans la poche des Français ce qu'on vient de leur donner de l'autre main. Ça, c'est le principe fondamental », a-t-il ajouté.

Invitée la veille de l'émission « Questions d'info », organisée par LCP, France Info, Le Monde et l'AFP, Jacqueline Gourault, ministre auprès du ministre de l'Intérieur, avait pourtant évoqué la possibilité d'un nouvel « impôt plus juste » face à la suppression de la taxe d'habitation, sans toutefois donner de calendrier précis pour la mise en place de la mesure. « Ça doit s'emboîter avec la fin de la taxe d'habitation », avait-elle simplement dit. Sur Twitter, la ministre avait toutefois rétropédalé, dans la soirée, en indiquant que la taxe d'habitation ne serait « pas remplacée par un autre impôt ». « La fiscalité locale sera entièrement repensée », avait-elle souligné. Le gouvernement a fait voter, dans son projet de budget 2018, une exonération de la taxe d'habitation pour 80 % des ménages, conformément à la promesse d'Emmanuel Macron. Cette réforme, dont le coût est évalué à plus de dix milliards d'euros, doit se faire en trois étapes d'ici à 2020. Fin décembre, le chef de l'État a dit toutefois vouloir aller plus loin, s'agissant d'un impôt jugé « injuste ». Cette exonération est « le premier acte d'une réforme ambitieuse », qui se traduira par la suppression de cet impôt « pour la totalité de nos concitoyens », a-t-il assuré. Quand et comment cette refonte sera-t-elle mise en oeuvre ? « Le plus tôt sera le mieux », a répondu, hier, Bruno Le Maire, jugeant nécessaire que le gouvernement ait, au préalable, « toutes les indications sur la manière » dont le manque à gagner pour les collectivités peut être « compensé ».

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