Attentat au couteau à Paris : où en est l'enquête ?

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Un ami de Khamzat Azimov est toujours placé en garde à vue. Les enquêteurs tentent de déterminer si l'assaillant a bénéficié de complicités. 

Après l'attaque au couteau ayant fait un mort et quatre blessés samedi soir dans les rues de Paris, l'heure est à l'enquête. Une personne se trouve toujours en garde à vue, mardi 15 mai : il s'agit d'un ami de Khamzat Azimov, ce Français d'origine tchétchène âgé de 20 ans, auteur présumé de l'attaque. Ce dernier a été abattu par deux policiers après avoir poignardé des passants. Le mode opératoire utilisé et la revendication publiée par l'organisation Etat islamique semblent ne plus laisser de doutes sur les motivations de Khamzat Azimov. Mais les enquêteurs tentent toujours de déterminer si celui-ci a bénéficié de complicités ou s'il s'agit d'un acte isolé. Franceinfo fait le point sur l'enquête. 

Né en 1997 en Tchétchénie (Russie), Khamzat Azimov suit ses parents en France au début des années 2000. Il obtient la nationalité française en 2010, après la naturalisation de sa mère. Selon plusieurs sources, le jeune homme a grandi dans une famille de réfugiés à Strasbourg, dans le quartier populaire d'Elsau où vit une importante communauté tchétchène. Depuis quelques mois, il vivait dans le 18e arrondissement de Paris. Inscrit au Fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT) et fiché S depuis 2016, Khamzat Azimov avait été entendu il y a un an par la section antiterroriste de la brigade criminelle pour ses liens avec Abdoul Hakim A., un ami de lycée dont l'épouse a tenté de rejoindre la Syrie.

Trois personnes ont été placées en garde à vue dimanche : les parents de Khamzat Azimov, ainsi qu'un ami de l'assaillant : Abdoul Hakim A. Mardi soir, seul ce dernier était toujours interrogé par les enquêteurs.

Le père et la mère de Khamzat Azimov ont été entendus par la section antiterroriste de la brigade criminelle, au siège de la police judiciaire de Paris. Ils ont été relâchés mardi soir, "en l'absence d'élément les incriminant", a expliqué une source judiciaire à franceinfo. Les chambres qu'occupaient depuis quelques mois ces deux réfugiés tchétchènes ainsi que leur fille de 7 ans dans un hôtel du 18e arrondissement de Paris ont été perquisitionnées dimanche matin sans résultat concluant. D'après une voisine interrogée par l'AFP, il s'agit d'une "famille sans problème" qui "ne recevait jamais personne". Selon France 3, les parents de Khamzat Azimov semblaient "totalement dépassés par les événements" au moment de leur interpellation. 

Abdoul Hakim A., âgé de 20 ans, est l'ami de Khamzat Azimov depuis qu'ils ont été dans la même classe de terminale, en 2016. Ils étaient de "très bons amis", "tout le temps ensemble", a décrit un ancien camarade de classe à l'AFP. Né en Tchétchénie en 1997 puis naturalisé à l'âge de 13 ans, le jeune homme a été placé en garde à vue dimanche, à Strasbourg, puis transféré le lendemain au siège de la DGSI à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine). Lors de la perquisition du domicile d'Abdoul Hakim A., dimanche après-midi, les enquêteurs ont saisi sept portables mais ne sont pas parvenus à mettre la main sur le téléphone qu'il utilisait le plus souvent. Il était suivi par les services de renseignement depuis son mariage religieux avec Inès Hamza, une Francilienne radicalisée qui avait tenté de partir en Syrie en janvier 2017. Sa garde à vue a été prolongée mardi soir par un juge des libertés et de la détention.

C'est la question principale à laquelle tentent de répondre les enquêteurs. Si l'attaque a été revendiquée par l'organisation Etat islamique quelques heures après le geste de Khamzat Azimov, l'agence de propagande du groupe terroriste a publié, dans la soirée de dimanche une vidéo d'allégeance du jeune terroriste. Cette publication soulève une question cruciale : Khamzat Azimov a-t-il transmis sa vidéo à un complice avant son passage à l'acte ou s'est-il contenté de la publier sur internet avant qu'elle ne soit récupérée et diffusée par l'organisation jihadiste ? D'après Le Monde, les enquêteurs privilégient pour le moment la seconde hypothèse à cause de l'absence de kounya – le surnom musulman utilisé par les jihadistes – dans les messages de revendication du groupe Etat islamique.


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