«Aquarius»: Macron appelle à ne pas «céder à l'émotion» et assure travailler avec l'Italie

Actualité Internationale

par Nouvel Ordre Mondial 11 Vues comments

«Aquarius»: Macron appelle à ne pas «céder à l'émotion» et assure travailler avec l'Italie Nouvel Ordre Mondial, Nouvel Ordre Mondial Actualit, Nouvel Ordre Mondial illuminati

Emmanuel Macron, le 7 juin 2018 à Ottawa. — acques Witt/SIPA

La France et l’Italie connaissent depuis quelques heures des relations tendues. Dans une démarche d’apaisement, Emmanuel Macron a appelé à ne pas « céder à l’émotion que certains manipulent » sur l’affaire de l’« Aquarius ». Il a assuré que la France « travaille main dans la main avec l’Italie » pour gérer les flux migratoires.

Cherchant visiblement à apaiser la crise avec Rome déclenchée par ses critiques contre le refus de l’Italie d’accueillir le bateau et ses 629 migrants, le chef de l’Etat a cependant condamné « la politique du pire qui place tout le monde sous l’empire de l’émotion », lors d’une visite à Mouchamps en Vendée.

« Cela fait un an que nous travaillons main dans la main avec l’Italie de manière exemplaire. Nous avons divisé par dix les arrivées par un travail en Libye et au Sahel », a plaidé Emmanuel Macron.

« Si je donne raison à celui qui cherche la provocation » en refusant l’accostage du bateau, « est-ce que j’aide les démocrates ? N’oublions pas qui nous a interpellés, nous connaissons les mêmes », a-t-il ajouté, une allusion à la composante d’extrême droite du gouvernement italien. « La vraie réponse est dans la politique de développement, de sécurité, de démantèlement des réseaux de passeurs », a-t-il dit.

Les relations entre les deux pays se sont tendues depuis que le président français a fustigé le « cynisme » et « l’irresponsabilité » de l’Italie. Le président du Conseil Giuseppe Conte, attendu à l’Elysée vendredi, a répliqué qu’il n’acceptait pas « des leçons hypocrites de pays ayant préféré détourner la tête en matière d’immigration ».

Sa visite pourrait être remise en cause si la France ne présente pas d’excuses à l’Italie, à la demande du ministre de l’Intérieur Matteo Salvini, patron de la Ligue (extrême droite) et homme fort du gouvernement.


Commentaires