Accusé d’espionnage, l’Equateur abandonne les mesures de sécurité à son ambassade de Londres

Accusé d’espionnage, l’Equateur abandonne les mesures de sécurité à son ambassade de Londres

Wikileaks

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En réponse à ces accusations, le président équatorien, Lenin Moreno, a, sans plus de commentaires, ordonné jeudi « le retrait immédiat de toute mesure de sécurité supplémentaire à l’ambassade de l’Equateur à Londres ». Désormais, elles seront similaires à celles des autres ambassades équatoriennes dans le monde.

L’affaire remonte à l’emménagement du lanceur d’alerte à l’ambassade équatorienne de Londres, en juin 2012. Selon le quotidien britannique, qui cite des documents du renseignement équatorien, Quito aurait monté une opération d’un budget de 5 millions de dollars (4,2 millions d’euros) destinée dans un premier temps à « protéger » et à « soutenir » Julian Assange, avant d’évoluer vers une surveillance systématique de ses faits et gestes.

Pour mener à bien cette surveillance, baptisée « Operation Hotel » et approuvée par le président Rafael Correa (2007-2017), le gouvernement équatorien a d’abord « fait installer des caméras » au sein de l’ambassade, quelques semaines seulement après l’emménagement du fondateur de WikiLeaks. Avant de faire appel aux services d’une société de sécurité internationale qui louait un appartement à proximité de l’ambassade, mais également à des agents sous couverture, et même à la police britannique.

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« Le personnel de sécurité enregistrait en détail les activités quotidiennes d’Assange et ses interactions avec le personnel de l’ambassade, son équipe juridique et d’autres visiteurs. Ils ont également documenté ses changements d’humeur », avance The Guardian. Les rapports réalisés dans le cadre de cette surveillance incluaient des vidéos ou des informations sur les personnes reçues par Julian Assange.

Le journal britannique affirme également que le ressortissant australien ayant obtenu la nationalité équatorienne est parvenu s’introduire dans le système informatique de l’ambassade et à « intercepter » des « communications officielles et personnelles », faits pour lesquels la société de sécurité avait prévenu l’ambassade dès 2014. WikiLeaks a démenti ces allégations sur Twitter en dénonçant de la « diffamation », promettant de porter l’affaire devant la justice.

Ces événements pourraient contribuer à expliquer la dégradation des relations entre l’Equateur et son hôte. Agacé par certaines de ses prises de position, Quito avait même coupé en mars les systèmes de communication de Julian Assange avec l’extérieur. Bien que les accusations de viol aient été abandonnées par la justice suédoise, celui-ci vit encore reclus dans l’ambassade, par peur d’être arrêté puis extradé et jugé aux Etats-Unis pour la publication, par WikiLeaks en 2010, de nombreux secrets militaires et documents diplomatiques américains.


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