Abus sexuels : nouvelle mission au Chili pour les deux émissaires du pape

Religions

par Nouvel Ordre Mondial 28 Vues comments

Mgr Charles Scicluna, archevêque de Malte, et le prêtre espagnol Jordi Bertomeu, déjà dépêchés en février au Chili, sont de retour dans ce pays pour « demander pardon » aux victimes de prêtres pédophiles.

Au lendemain de l’acceptation par le pape de la démission de trois évêques chiliens, dont le controversé Mgr Juan Barros qu’il avait d’abord défendu, sanctionnant ainsi une hiérarchie ecclésiale accusée d’omerta par des victimes de prêtres pédophiles, deux envoyés du pape retournent au Chili.

Recueillir de nouveaux témoignages de victimes

Le pape a en effet demandé à Mgr Charles Scicluna, archevêque de Malte, et au prêtre espagnol Jordi Bertomeu, déjà dépêchés en février au Chili, de revenir dans ce pays pour recueillir de nouveaux témoignages de victimes et leur exprimer la compassion du Vatican.

« Nous sommes venus demander pardon en son nom », a brièvement déclaré à son arrivée mardi à Santiago le père Bertomeu, un proche du pape François, qui avait reconnu de « graves erreurs » de jugement dans cette affaire.

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Au Chili, les envoyés du pape doivent également apporter aux membres du clergé « une aide technique et juridique » pour que ces derniers répondent de manière « adéquate à chaque cas d’abus sexuel de mineurs commis par des prêtres ou des religieux », a ajouté l’archevêque de Malte.

Visite dans le diocèse d’Osorno

Mgr Scicluna et le père Bertomeu se rendront aussi en fin de semaine dans le diocèse d’Osorno, à 900 km au sud de Santiago, dont Mgr Juan Barros était l’évêque. Il avait été nommé à cette fonction en janvier 2015 par le pape François lui-même, alors qu’il était déjà soupçonné d’avoir fermé les yeux sur les abus sexuels répétés du père Fernando Karadima, dont il était proche.

Envoyés une première fois au Chili en février dernier pour enquêter sur les accusations portées contre des prêtres, les deux émissaires avaient remis au pape un rapport décrivant « une culture d’abus » au sein de l’Église chilienne.

Interrogé sur la possibilité de nouvelles démissions dans le clergé chilien, le père Bertomeu a déclaré que cette décision était « dans les mains » du pape.

L’ensemble de l’épiscopat chilien avait présenté sa démission en bloc le 18 mai dernier, après une série de rencontres avec le pape argentin au Vatican, une démarche inédite dans l’histoire récente de l’Église catholique.

La Croix (avec AFP)

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